C'est dans les années 70 qu'un nouveau mouvement artistique émerge des ghettos noirs américains et notamment du Bronx à New York : le Hip-Hop.
Il se divise en quatre disciplines principales : la danse, les Djs, le graff et le rap.
Ce sont les communautés afro-américaines et portoricaines qui ont été les précurseurs de ce mouvement.
Dès le début des années 80, le phénomène s'exporte, notamment en France où les jeunes des banlieues de grandes villes telles que Paris, Lyon ou Marseille sont les premiers "touchés".
L'apparition des radios libres permettra à la musique hip-hop de se propager.
Impact Par les Mots
Mais c'est en 1984 et la diffusion sur TF1 d'une émission devenue culte, sur la culture hip-hop, que ce mouvement va se répandre partout en France : il s'agit de "H.I.P-H.O.P" présentée par Sydney, Dj antillais amateur de funk, qui deviendra par la même occasion le premier animateur noir de la télévision française.
Dès lors et grâce à cette médiatisation, le Hip-Hop devient populaire en France. Le rap français n'en est qu'à ses prémices et les jeunes sont davantage tournés vers la danse et les compétitions (les battles) qu'ils organisent.
Quelques années plus tard, le côte festif s'effacera progressivement au profit de dénonciations sociales et raciales plus radicales, avec en chef de file du mouvement le groupe Public Enemy.
En France, les premiers artistes rap ont pour nom NTM, Assassin, IAM, Ministère AMER ou bien encore MC Solaar.
Triptik
Le Hip-Hop est dès lors un art musical à part entière qui ne cessera d'évoluer, du rap hardcore au rap bizness et vice-et-versa, sous l'influence d'artistes américains pour la plupart tels que le Wu-Tang Clan, Dr Dre, Snoop Dogg, 2Pac, Notorious BIG, LL Cool J...
Si le rap est la partie émergée de l'iceberg, les autres disciplines du Hip-Hop n'en sont pas pour autant en reste.
La danse, si elle reste discrète en France, est souvent présente sur scène aux côtes des rappeurs. Dans les années 90, la "street dance" s'est développée et notamment dans des cadres plus institutionnels que la rue (par exemple dans les théâtres), s'imposant comme une composante de la création chorégraphique contemporaine.
Depuis 2000, les battles se développent partout en Europe et les jeunes danseurs y trouvent un espace de liberté et de création : l'agressivité de la rue est alors transformée en créativité artistique, ce qui était l'un des fondements de base du Hip-Hop.
Le graff s'est répandu, comme les autres disciplines du hip-hop, dans le monde entier et a largement dépassé les cadres du mouvement, devenant l'un des éléments de l'art urbain du 21ème siècle. De nombreux artistes de renom s'y sont intéressés, tels que Keith Harring ou Andy Warhol, et cet art a permis à certains d'exploser, pour n'en citer qu'un, Basquiat.
Définitivement, NON, le Hip-Hop ne se résume pas qu'au rap ! !